Depuis l’entrée notre attention est attirée par un tas d’ordure juste derrière les femmes qui vendent des goûters aux enfants.
Les déchets et les feuilles mortes envahissent également la cour de l’école. Selon Mamadou Konaté un des neuf directeurs du groupe scolaire, l’établissement est dans cette situation, il y a quatre ans.
Cette école publique qui accueille 1537 élèves et 57 enseignants ne dispose que de quelques latrines. Celles-ci sont d’ailleurs dans un état qui ne permet pas leur utilisation ni par les élèves ni par les enseignants.
« Il y a des toilettes dans l’école, mais elles ne sont pas propres » confirme une élève.
« Nous sommes obligés de pisser derrière les classes, et les odeurs nous dérangent et nous rendent malade » renchérit un autre élève.
Pourtant le coordinateur général du groupe scolaire, Yacouba Mamadou Ouattara, indique qu’ils assurent l’entretien de ces toilettes selon leurs moyens modestes.
« Comme nous sommes neuf directeurs, on s’est organisé pour assurer le nettoyage des toilettes au moins une fois par semaine. Chacun de nous, lorsque c’est son tour, il doit payer l’eau de javel, le savon et autres produits détergents de sa poche » explique-t-il.
M. Ouattara affirme que, depuis sa prise de fonction dans cette institution, il n’a jamais reçu de l’argent pour assurer le bon fonctionnement de l’établissement scolaire.
Réunis au sein d’une association, les jeunes du quartier où se trouve cette école ont décidé de ne pas rester les bras croisés face à cette situation qu’ils qualifient de « catastrophique ».
« Il y aura un mouvement des parents d’élèves qui se constituera, pour poursuive qui de droit et demander au niveau du tribunal, des comptes à la mairie » affirme Ali Haïdara porte-parole des jeunes du quartier de Kinzembougou.
A noter que le budget provisionnel d’appui gouvernemental à la mairie de la commune deux pour l’éducation, s’élève à un milliard 135 millions 470 mille pour 2016, conte une dotation budgétaire d’1milliards 076 435 en 2015.
En 2014 la mairie a encaissé 986 180 148 francs cfa pour l’alimentation des cantines scolaires, l’acquisition d’équipements et l’entretien régulier des écoles de la commune.